dimanche 10 septembre 2017

Darwin se dévoile:"Oui, c'est bien moi qui ai inspiré la politique de mobilité à Bruxelles"

A l'approche de la semaine de la mobilité, beaucoup de citoyens s'interrogent sur la situation à Bruxelles. Dans un entretien exclusif, Charles Darwin fait quelques révélations étonnantes et nous explique comment on en est arrivé là.
- Monsieur Darwin, d'où vient tout ce bordel?
- Eh bien, comme vous le savez, j'ai développé une théorie sur l'évolution des espèces basée sur le principe de la sélection naturelle. Quand les autorités bruxelloises m'ont contacté pour de la consultance, j'ai tout de suite pensé que la mobilité à Bruxelles pouvait être un formidable laboratoire.
- Cette situation serait donc voulue et planifiée?
- Absolument. L'idée est très simple: on sait qu'il n'y aura pas de place pour tous les moyens de transport dans la capitale. On a donc décidé d'organiser la jungle, pour voir qui survivra.
- Mais concrètement, comment est-ce que vous opérez?
- Par exemple, nous mettons souvent des pistes cyclables au milieu des voies de tram, également utilisées par les voitures. Le but est clair: si le cycliste n'est pas habile, les chances de se prendre le rail puis de se faire écraser par une camionnette ou broyer par un T3000 sont plus élevées.
- Vous visez les usagers faibles?
- Pas seulement. En réalité, quel que soit le mode de transport choisi, tout est fait pour que vous soyez dans la merde. On réduit l'espace pour les voitures mais sans prévoir de vraies pistes cyclables et on crée des piétonniers là où personne ne veut aller. Le but est de décourager tout le monde de la même façon afin de voir qui va gagner.
- Mais c'est irresponsable. Il y aura encore des morts!
- Bien sûr! La mort, vous savez, ce n'est jamais que laisser sa place à quelque chose de plus résistant. Le nombre de décès par accident à Bruxelles est en hausse et de plus en plus d'automobilistes entrent en dépression. Nous sommes sur la bonne voie.
- Et qui va gagner à la fin selon vous?
- Je pense que le piéton est sans doute celui qui a le plus de chance de triompher. Mais nous sommes vigilants, quand il y a des travaux sur le trottoir, on s'arrange pour le dévier sur la chaussée pour qu'il sorte de sa zone de confort.
- Quand est-ce que tout cela va s'arrêter?
- Nous ne sommes qu'au début d'une lutte sans merci. Et vous n'avez encore rien vu, nous venons à peine de déployer notre programme "Effondrement surprise du sol". Bruxelles est une source inépuisable d'emmerdements.